Nouvelle étude de l’INRS sur les malaises mortels au travail
Actualités
- Belgique
- 23/06/2026
L’INRS a récemment publié une nouvelle étude afin de mieux comprendre les malaises mortels au travail et améliorer leur prévention en entreprise. Cette étude se penche sur le profil des travailleurs concernés, leurs secteurs d’activité, le contexte de l’accident, … Elle met également en avant des pistes de prévention, comme l’organisation des secours et le suivi individuel de l’état de santé qui pourrait être l’occasion d’un bilan des facteurs de risque cardio-vasculaire professionnels et extraprofessionnels.
Profil des travailleurs
Dans 88 % des cas, les malaises mortels, survenus entre 2023 et 2025, concernent des hommes, d’un âge médian de 53 ans. Les conducteurs de poids lourds sont, de loin, la profession la plus représentée (15 %), suivie par les cadres et directeurs (8 %) et, dans une moindre mesure, par les agents d’entretien (3 %) et les métiers qualifiés du bâtiment (3 %).
Dans les récits d’accidents, plusieurs facteurs de risques professionnels apparaissent, comme l’activité physique (manutention), les horaires atypiques (travail de nuit et posté), les ambiances thermiques (travail au froid et à la chaleur) mais également la situation de travail particulière du travailleur isolé.
Mesures de prévention
Agir sur les facteurs de risques cardio-vasculaires professionnels, parmi lesquels les manutentions manuelles, l’activité physique, le travail au froid ou lors de fortes chaleurs, les risques psychosociaux, les horaires atypiques, les postures sédentaires, … représente la première piste de prévention à privilégier.
Une autre piste concerne l’organisation des secours. Il est nécessaire de former davantage de sauveteurs secouristes du travail en entreprise et, plus globalement, de sensibiliser les salariés aux gestes de premiers secours pour savoir comment réagir, qui alerter, comment effectuer un massage cardiaque, utiliser un défibrillateur automatisé externe, … car cela augmente considérablement les chances de survie.
Enfin, le suivi individuel de l’état de santé des travailleurs est essentiel. Dans de nombreux récits d’accidents, les victimes ont en effet présenté des signes, dans les heures ou jours précédant le malaise, comme une douleur à la poitrine, mais qu’ils ont malheureusement ignorés.
Source :
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INRS, Malaises mortels au travail, 4 juin 2026.